Archives de l’auteur : yinshi

À propos yinshi

Diététicien Nutritionniste, diététique et pharmacopée traditionnelles chinoises

Les grands principes de la médecine traditionnelle chinoise

Les grands principes de la médecine traditionnelle chinoise

Acupuncture, phytothérapie, massages… La médecine traditionnelle chinoise (MCT) fait partie de ces médecines dites « douces » qui, pratiquées depuis des milliers d’années, se sont transmises de génération en génération. Fondée sur plusieurs théories, dont celle du yin et du yang, la médecine chinoise promeut un état d’équilibre entre le corps et l’esprit. De plus en plus d’Occidentaux, soucieux de leur bien-être et de leur qualité de vie, se tournent désormais vers ce genre de médecine.

Le corps humain est composé de douze méridiens sur lesquels se trouvent 365 points d’acupuncture. Photo : capture d’écran / YouTube – UnescoFrench

Une « ethnomédecine » vieille de près de 5000 ans

La médecine traditionnelle chinoise (MCT) est issue d’une très longue tradition, dont les premières traces écrites remontent à plusieurs centaines d’années avant notre ère. Cette science médicale, que l’on peut qualifier d’« ethnomédecine » – puisqu’elle est attachée à une culture particulière -, s’est d’abord transmise oralement, puis par documents et recueils. Développée, adaptée, cette médecine ancestrale continue à être pratiquée aujourd’hui sans avoir renié ses fondements théoriques.

La médecine traditionnelle chinoise repose en effet sur des théories fondamentales, souvent complexes et difficilement compréhensibles pour les Occidentaux.

Le yin, le yang, et le qi

Un des grands principes sur lesquels elle repose est celui du yin et du yang : chaque phénomène visible se fonde sur l’équilibre entre ces deux entités opposées et complémentaires. L’alternance entre les deux se fait en cinq phases (aussi appelées « mouvements »), qui correspondent à cinq élements : bois, feu, terre, métal et eau ; chaque individu est un peu de chacun de ses éléments, certains dominant les autres. La médecine traditionnelle chinoise cherche alors à donner les moyens de rétablir l’équilibre et l’harmonie de l’organisme.

Un autre principe de la MCT est le qi (« nergie vitale« ), qui se diffuse à travers l’organisme par 12 méridiens sur lesquels se trouvent des points, qui sont précisément les points d’acupuncture. Le but de la médecine chinoise est de maintenir une bonne circulation du qi, signe de bonne santé. Le qi gong (ou ki kong) par exemple, est la science de la respiration fondée sur la connaissance et la maîtrise de cette énergie vitale.

À chaque patient son traitement

Une des grandes différences entre la médecine occidentale et la médecine traditionnelle chinoise réside dans l’administration d’un traitement au malade. Si le médecin occidental cherche la cause de la maladie pour donner à son patient le traitement unique susceptible de le guérir, le médecin chinois, lui, établit un traitement personnalisé, et emploiera un ensemble de remèdes, susceptibles d’évoluer.

Par ailleurs, la médecine chinoise traditionnelle considère les phénomènes comme étant interrelationnels : la santé d’une personne dépend donc de multiples facteurs, qui sont tous reliés entre eux ; d’où l’importance du dialogue avec le patient, ainsi que de la prise en compte de données extérieures (les saisons, les heures, peuvent faire varier les pathologies, par exemple).

La médecine chinoise en pratique

La MTC repose sur cinq pratiques essentielles : l’acupuncture – la plus connue en Occident – et la moxibustion (combustion d’une herbe qui aide à faire circuler l’énergie vitale), la diététique, le massage traditionnel (tui na), l’exercice physique (le qi gong, ou gymnastique chinoise), et sur une pharmacopée (« l’art de préparer les médicaments », en grec) spécifique, fondée sur l’utilisation de plantes (la phytothérapie), de minéraux et de substances animales à des fins thérapeutiques.

L’acupuncture est sans aucun doute l’élément thérapeutique de la médecine chinoise le plus connu en Occident. Certains services hospitaliers français ont développé des services d’acupuncture : l’implantation de fines aiguilles en divers points du corps à des fins thérapeutiques tend à se propager doucement dans le corps médical, malgré les réticences de certains praticiens qui doutent de l’efficacité de cette pratique.

Mieux vaut prévenir que guérir

Une autre grande différence avec la médecine occidentale réside dans la vision même de la médecine. La médecine chinoise privilégie avant tout le traitement préventif plutôt que curatif. Comme le rappelle le site Medecinechinoise.org, jusqu’à présent, « em>la notion de santé était généralement définie en Occident par l’absence de douleur et de maladie« . Or la médecine traditionnelle chinoise mise avant tout sur la préservation de la santé.

Désormais, « tre en bonne santé n’est plus seulement n’être atteint d’aucune affection ; c’est également se sentir en bonne forme et faire preuve de vitalité, avec une qualité de vie optimale. De plus en plus de personnes demandent aussi à apprendre à ne pas tomber malade« .

En Chine, la MTC représente 40% du marché pharmaceutique

Selon un récent rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « la médecine traditionnelle, principalement l’association de plantes prescrites sous forme de composés, représente environ 40% du marché pharmaceutique [chinois] pour un chiffre d’affaires annuel de 21 milliards de dollars« . En 2011, le gouvernement chinois a investi 1 milliard de dollars dans les travaux de recherche et les projets concernant la médecine traditionnelle.

Le marché de Binh Thay à Hô Chi Minh-Ville (Vietnam) a été fondé en 1930 par un négociant chinois. Ici, un magasin vend des produits de luxe également utilisés en médecine chinoise. © Dalbera / flickr-cc

En Chine et dans d’autres pays asiatiques, la médecine traditionnelle chinoise est particulièrement importante, et jusqu’à 80% de certaines populations asiatiques y ont recours.

La Chine souhaite réviser les standards de la MCT afin de la promouvoir à l’étranger

Mais, ailleurs, elle peine encore à être acceptée, en raison souvent de la commercialisation de produits de mauvaise qualité, et en l’absence de données fiables sur les composants de ces produits. Le rapport rappelle ainsi qu’en mai 2011, « l’Union européenne a interdit la vente des traitements traditionnels chinois à base de plantes qu’elle n’a pas homologués dans le cadre du système qu’elle a prévu à cet effet ».

En janvier 2013, Wang Guoqiang, vice-ministre de la Santé et directeur de l’Administration nationale de la MCT, a déclaré lors d’une réunion de travail sur la MCT qu’il fallait « accélérer l’établissement et la révision des standards de la médecine chinoise traditionnelle afin de la promouvoir à l’étranger ». « L’Association médicale chinoise a mis en place 195 standards pour la MCT », a-t-il précisé.

Une initiative soutenue par plusieurs laboratoires de recherche en Chine, et partagée par le professeur Liu Liang, directeur du Laboratoire d’état de recherche sur la qualité, à Macao : « Nous cherchons principalement à déterminer comment parvenir à des normes permettant une production cohérente, y compris au niveau du processus de fabrication « . Et pour le professeur Yung-Chi Cheng, chercheur en oncologie à l’université de Yale, aux États-Unis : « la médecine traditionnelle chinoise est un trésor pour l’humanité qu’il faudrait partager avec le monde entier ».

 

Médecine chinoise, produit d’exportation

Médecine chinoise, produit d’exportation

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | • Mis à jour le | Par Paul Benkimoun – Bologne (Italie), envoyé spécial

Champs de "codonopsis pilosula", une plante utilisée traditionnellement comme un médicament, dans le comté de Min (province du Gansu), en Chine.

Eprouvée depuis trois millénaires, inscrite dans une approche globale et individualisée du patient, peu onéreuse, la médecine traditionnelle chinoise (MTC) a des atouts pour séduire. Une conférence rassemblant scientifiques chinois et européens s’est tenue à Bologne, jeudi 10 et vendredi 11 mai, afin de fortifier un dialogue entre les deux médecines. Mais le courant qui, en Chine, vise à moderniser la tradition et à s’ouvrir les marchés pharmaceutiques européen et américain doit compter avec une réglementation occidentale et des exigences sur les essais thérapeutiques beaucoup plus strictes.

La MTC repose principalement sur la pharmacopée héritée des élites taoïstes et sur l’acupuncture, fruit du confucianisme. Ce serait cependant une erreur de croire que ce qui est aujourd’hui officiellement désigné sous le terme de MTC aurait voyagé de manière inchangée à travers les millénaires. « La MTC est une création politique datant des années 1950, dans la foulée de la révolution de 1949, n’hésite pas à clamer le professeur Paul Unschuld (faculté de médecine de La Charité, Berlin), qui préside la Société internationale d’histoire de la science, de la technologie et de la médecine d’Asie de l’Est. Elle intègre des aspects choisis de la médecine chinoise historique, mais elle est également influencée par la logique et les concepts de la science moderne. »

En Europe, où les réalités chinoises n’étaient pas bien connues, elle a surtout bénéficié d’une réception favorable à partir des années 1970 dans un contexte d’engouement pour les médecines alternatives.

RECHERCHE DE MÉDICAMENTS INNOVANTS

Adoptée en novembre 2007 sous les auspices de l’Organisation mondiale de la santé, la déclaration de Pékin soulignait l’héritage de la médecine chinoise, mais insistait sur l’apport de la science moderne et sur la nécessité d’accélérer sa modernisation et son internationalisation. En Chine même, à partir de 2007, une campagne avait été lancée pour « dire adieu » à la médecine chinoise historique. La tendance officielle est donc à favoriser la recherche de médicaments innovants en s’appuyant sur les potentialités de la pharmacopée traditionnelle. Reposant sur le concept de l’unité du corps et de l’esprit et sur l’idée que c’est le déséquilibre émotionnel qui nous rend vulnérables aux maladies, la MTC recourt à une classification et à un système de correspondances systématiques selon lesquels le traitement est ensuite déterminé.

« Beaucoup d’herbes médicinales chinoises sont utilisées en Asie du Sud-Est, à Singapour, en Indonésie, mais aussi en Russie ou en Australie, explique le professeur Guo De-an, directeur scientifique de l’Institut de la pharmacopée de Shanghaï et membre de l’Académie chinoise des sciences. Mais l’essentiel du marché mondial du médicament est représenté par les Etats-Unis et l’Europe. »

Pénétrer le marché du médicament vendu sur prescription aux Etats-Unis (40 % du marché mondial) et en Europe (18 %) suppose de passer l’étape des agences chargées de la régulation des produits de santé, tant pour l’efficacité pharmacologique que pour la qualité du produit. Or il existe, côté chinois, des réticences à l’évaluation selon les normes occidentales. Celles-ci, plus strictes, même si elles ne sont pas parfaites, incluent la démonstration de l’efficacité par des études « randomisées et contrôlées », où la part du hasard est réduite au minimum en tirant au sort le traitement reçu et en comparant le groupe des patients recevant le médicament et ceux qui ont pris le placebo (sans action pharmacologique) ou un médicament de référence. « Il n’existe pas encore de bonne méthodologie pour évaluer les effets de la MTC. Il ne suffit pas de mesurer la pression artérielle… La question est de savoir comment faire des études collectives avec une médecine individualisée », souligne le professeur Guo De-an.

ÉTUDE DE L’ENSEMBLE DES MÉTABOLITES

Directeur du laboratoire des produits naturels à l’université de Leiden (Pays-Bas), Robert Verpoorte défend une nouvelle manière d’aborder l’étude de la MTC : « Plutôt qu’une approche réductionniste fondée sur la correspondance « un composé, une cible », qui est le paradigme de la recherche pharmaceutique actuelle, il faudrait adopter une démarche s’appuyant sur les effets produits par une plante médicinale sur les organismes vivants qui résultent de l’activité de ses très nombreux constituants. C’est l’approche de la biologie des systèmes et de la métabolomique, l’étude de l’ensemble des métabolites présents dans la cellule ou l’organisme. »

Le professeur Guo De-an est un chaud partisan de la modernisation de la MTC : « Deux voies s’ouvrent pour les plantes médicinales de la MTC : soit celle d’une autorisation comme produits de phytothérapie traditionnels (utilisés depuis plus de quinze ans) par le biais d’une procédure simplifiée, soit le statut de médicament de phytothérapie à usage humain tel que le définit l’Agence européenne du médicament. » Le gouvernement chinois, explique-t-il, a encouragé les efforts pour faire autoriser, aux Etats-Unis et en Europe, des médicaments issus de la MTC dans le domaine cardiovasculaire, des anticoagulants (antivitamine K) ou des traitements de la ménopause, et pas seulement comme compléments alimentaires. « Pour l’instant, il n’y a pas d’alternative aux critères d’évaluation occidentaux, et nous devons travailler dur pour fournir des données satisfaisant aux critères des Agences américaine et européenne du médicament (FDA et EMA) », poursuit-il.

La modernisation de la MTC se traduit également par certains changements subtils. C’est le cas, par exemple, à propos de la question des effets secondaires. Côté occidental, on ne manque pas de souligner que certaines ambiguïtés (un même nom désignant des plantes différentes), variations dans la composition de préparations ou contaminations diverses (pesticides, métaux lourds, etc.) posent problème non seulement au regard des critères d’autorisation par les autorités sanitaires, mais aussi en termes d’effets indésirables.

« SIGNALEMENT DES EFFETS INDÉSIRABLES »

Jusqu’ici, côté chinois, la tonalité était plutôt à affirmer le credo selon lequel les traitements de la MTC sont parfaitement sûrs. Or, à Bologne, deux orateurs se sont départis de ce discours. Défendant la démarche d’essais cliniques de qualité, Bian Zhao-xiang, directeur de la division clinique à la faculté de médecine chinoise d’Hongkong, a déclaré : « La MTC n’est pas assez sûre, et nous devons améliorer le signalement des effets indésirables. » Membre de l’Académie des sciences médicales chinoises, Ye Zu-guang a indiqué que « les médicaments de la MTC sont en général relativement sûrs, avec une faible toxicité, mais ils ne sont pas les plus sûrs ».

La pharmacopée chinoise est riche de plus de 12 000 espèces, dont plus de 10 000 sont végétales et quelque 1 500 animales. Plus de 600 espèces ont fait l’objet de recherches phytochimiques au cours des cinquante dernières années. Parmi les nouvelles molécules, ce sont une vingtaine d’entités chimiques qui sont arrivées sur le marché et une cinquantaine de principes actifs qui ont été homologués. La Chine compte plus de 1 500 entreprises de MTC et plus de 11 000 compagnies commerciales, et beaucoup d’observateurs pensent qu’un phénomène de concentration ne manquera pas de se produire à l’avenir.

Symbole de cette modernisation, le projet Fu Kai Hong, avec un énorme centre industriel et commercial (240 000 m2, 3,7 milliards d’euros sur cinq ans, 3 000 entreprises, 10 000 emplois), va être implanté à Suzhou, dans la province de Jiangsu.

COOPÉRATION ENTRE CHINOIS ET OCCIDENTAUX

La coopération entre Chinois et Occidentaux se développe. « Plusieurs grands laboratoires pharmaceutiques occidentaux ont investi des fonds dans des projets de coopération industrielle, remarque le professeur Guo De-an. Ces joint-ventures suivent le même modèle qu’en Occident : mettre au point des médicaments innovants. C’est un processus long et onéreux, mais il est possible de reproduire le succès obtenu avec l’artémisinine, devenue le traitement de référence contre le paludisme. » Lors de la rencontre de Bologne, le professeur Laurent Degos a illustré la coopération franco-chinoise par la mise au point d’un traitement de la leucémie aiguë promyélocytaire à base d’acide rétinoïque et d’arsenic.

La réunion de Bologne a donné lieu à une déclaration signée par Romano Prodi, l’ancien président de la Commission européenne et président de la Fondation pour une coopération mondiale, et Xu Jialu, ancien président du Comité permanent du Congrès national du peuple de la République populaire de Chine. Ce texte jette les bases d’un dialogue permanent entre les deux parties.

>> A lire : Les hôpitaux français se piquent d’acupuncture

Paul Benkimoun – Bologne (Italie), envoyé spécial

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/05/17/medecine-chinoise-produit-d-exportation_1703210_1650684.html

L’homme moderne pourrait avoir des ancêtres asiatiques

Des fossiles vieux de 100.000 ans mettent en doute l’origine africaine exclusive de notre lignée. Reste à confirmer la datation.

Cliquez sur l’aperçu pour agrandir l’infographie

Une mandibule et deux dents fossiles, d’au moins 100.000 ans, trouvées dans une grotte du sud de la Chine, pourraient bien bouleverser l’histoire de la lignée humaine. Découverts en 2007, à Zhirendong par une équipe de paléontologues chinois et américains, «leur âge et leur morphologie suggèrent une possible émergence de l’homme moderne dans l’est de l’Asie», écrivent les auteurs dans un article publié mardi dans les «comptes rendus de l’Académie américaine des sciences» (Pnas). En clair, le berceau de notre espèce Homo sapiens ne se situerait pas exclusivement en Afrique, comme le veut le scénario privilégié jusqu’ici par les scientifiques. En outre, l’ancienneté des fossiles de Zhirendong, si elle est confirmée, signifie que nos lointains ancêtres asiatiques auraient cohabité pendant au moins 50.000 ans avec les hommes de Neandertal, une espèce cousine de la nôtre, soit plus du double que la durée admise pour l’instant.

La mandibule découverte par l’équipe dirigée par Xin-Zgi Wu, de l’Académie des sciences chinoise, et Erik Trinkaus, de l’université Washington à Saint Louis (États-Unis), présente indiscutablement des caractères modernes. Comme ce menton osseux, qui est l’une des principales caractéristiques d’Homo sapiens comparé à Neandertal, par exemple, qui en était dépourvu. Les auteurs notent toutefois que l’épaisseur et la robustesse de ladite mandibule montrent que son propriétaire était également morphologiquement proche d’humains archaïques plus anciens.

«Une bombe!»

Mais il est vrai que ces ossements ont plus de 100.000 ans: du jamais vu dans la partie orientale de l’Asie, où les plus vieux restes d’hommes modernes trouvés jusque-là n’avaient que 40.000 ans. Soit un bond de plus de 60.000 ans en arrière! Sachant que le départ des premiers Homo sapiens d’Afrique vers le Moyen-Orient puis l’Europe et le continent asiatique s’est produit il y a environ 90.000 ans, l’irruption de l’homme de Zhirendong vient remettre en question la théorie de l’«Out of Africa», qui veut que tous les hommes modernes actuels descendent en ligne directe d’ancêtres africains.

«Si la datation de 100.000 ans est confirmée, c’est une bombe!, s’exclame Jean-Jacques Hublin, chercheur à l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionnaire à Leipzig (Allemagne). Malheureusement, ce n’est pas la première fois que des collègues chinois trouvent des hommes modernes très anciens avant d’être démentis par la suite.»

En l’occurrence, l’équipe de Xin-Zgi Wu a daté de la calcite située au-dessus du niveau où les fossiles ont été mis au jour avec des restes d’animaux vivant au pléistocène ancien, soit il y a 100.000 ans. Il ne s’agit donc pas d’une datation directe. «En outre, les grottes ont souvent une histoire géologique mouvementée, si bien que le niveau étudié peut fort bien être plus récent que ce que les auteurs avancent.» Une chose est sûre: l’homme de Zhirendong n’a pas fini de faire parler de lui.

http://www.lefigaro.fr/sciences/2010/10/26/01008-20101026ARTFIG00805-l-homme-moderne-pourrait-avoir-des-ancetres-asiatiques.php

Cuisine Coréenne

Cuisine Coréenne

© Chine InformationsLa Rédaction, le 04/12/2010 00:00

Goûter la cuisine coréenne à la saveur épicée est une expérience unique pour le palais. Riches en vitamines et faibles en calorie, les plats coréens utilisent divers ingrédients tels que l’ail, le piment rouge, le poireau, la sauce de soja, la pâte de haricot fermentée, le gingembre et l’huile de sésame.

Vous ne pouvez quitter la Corée sans avoir goûté le kimchi, ce plat de chou fermenté et pimenté ; célèbre aujourd’hui dans le monde entier, qui accompagne chaque repas coréen. Il en existe des dizaines de variété : estomacs fragiles, consommez avec modération !

Les visiteurs européens apprécieront sans doute mieux le galbi et le bulgogi. Ces deux plats de viande, porc ou boeuf, agrémentent toujours les repas de fête. Le galbi ressemble un peu aux « côtelettes » chinoises et le bulgogi se compose de lamelles de viande marinées dans une sauce à base d’ail et d’autres condiments. Ces plats sont très peu épicés et sont cuits au charbon de bois, sur un barbecue au centre de la table.

Une des particularités de la table coréenne réside dans le fait que tous les plats sont servis en même temps. Autrefois le nombre de plats d’accompagnement variait de trois pour les gens ordinaires à douze pour les membres de la famille royale. L’arrangement de la table différe si le plat principal se compose de nouilles ou de viande. Des règles formelles ont été élaborées pour la table, révélant l’attention des coréens portée à la nourriture.

Autre particularité, la cuillère est plus utilisée qu’en Chine et au Japon surtout pour les soupes.

PLATS COREENS

Jeon (Plats frits)
Des champignons, des courgettes, des filets de poissons, des huîtres ou des poireaux farcis à la viande hachée sont roulés dans la farine, plongés dans des oeufs battus, et puis frits dans une casserole. Il y a également des jeon de type « crêpe » : la poudre de fèves de mung, la farine de blé ou de la pomme de terre râpée est employée pour faire une pâte lisse, et l’oignon, le kimchi, ou du porc coupé sont incorporés, puis frits.

Jjim et Jorim (Viande ou poisson bouilli)
Jjim et jorim sont semblables. Les viandes ou les poissons sont bouillis à feu doux assaisonnés de sauce de soja et d’autres ingrédients jusqu’à ce que le tout devienne tendre et savoureux. Jjim se rapporte également à un plat cuit à la vapeur.

Gui (Grillades)
Le bulgogi (boeuf mariné coupé en fines tranches) et le galbi (côtes de boeuf marinées) sont des exemples bien connus de Gu-i. Les poissons aussi sont souvent grillés.

 

Jjigae et jeongol (Le ragoût et les cocottes en terre)
Moins aqueux et plus consistant que le potage, ces plats peuvent constituer le plat principal d’un repas. Le ragoût de pâte de soja ou jjigae est très populaire. Le Jeongol est habituellement cuit dans un plat de cocotte en terre sur le feu pour le dîner. Des nouilles, des champignons de pin, du poulpe, des tripes et des légumes sont les meilleurs ingrédients pour le jeongol.

Hoe (Poissons crus)
Le poisson cru découpé en tranches est de plus en plus connu dans le monde entier. Le thon, le carrelet, les huîtres, la raie, le concombre de mer, l’ormeau, l’oursin, le calamar sont populaires en Corée et le boeuf aussi parfois se mangent crus. Ils sont accompagnés de feuilles de sésame ou de laitue, et les sauces de pâte de gingembre, de moutarde ou de poivron rouge apportent un goût âpre ou relevé. NB : « hoe » se prononce  » hwé. »

Namul (Plats de légumes verts ou sauvages)
L’alimentation coréenne se compose de centaines de légumes sauvages appelés namul . Un petit tour sur un marché coréen vous montrera la variété et diversité des légumes verts, qui ressemblent peu aux légumes européens. Le namul est habituellement blanchi, frit et assaisonné avec du sel, de sauce de soja, de graines de sésame, d’huile de sésame, d’ail et d’oignon vert.

Jeotgal (Fruits de mer fermentés avec de la saumure)
Les poissons, les palourdes, les crevettes, les huîtres, les oeufs de poissons sont des ingrédients populaires pour préparer le jeotgal. C’est un plat d’accompagnement très salé que l’on déguste habituellement avec du riz bouilli. Il est parfois ajouté au kimchi ou employé pour assaisonner d’autres nourritures.

Juk (Bouillon)
Le bouillon est perçu comme un fortifiant. Les pignons, les haricots rouges, le potiron, l’ormeau, le ginseng, le poulet, les légumes, les champignons et les pousses de haricot se retrouvent fréquemment dans la composition de ces bouillons. forment la plupart des ingrédients de ce bouillon très populaire.

Guk et tang (Potages et soupes)
La table coréenne n’est jamais complète sans potage. Des légumes, de la viande, des poissons et des mollusques et des crustacés, de l’algue, et même des os de vache bouillis sont quelques uns des ingrédients populaires de ces soupes.

Bap (Riz)
Le riz est la base de l’alimentation coréenne. On y ajoute parfois de l’orge, des haricots, de la châtaigne, du millet ou d’autres céréales pour lui donner d’avantage de goût et une plus grande valeur nutritive.

 

http://www.chine-informations.com/guide/cuisine-coreenne_3589.html